7 façons d’enseigner aux petits enfants la sécurité corporelle avant qu’ils puissent parler
Les familles avec de jeunes enfants sont une fois de plus sous le choc après l’enquête de Four Corners de cette semaine sur les abus dans le secteur de la petite enfance.
Le programme a identifié près de 150 éducateurs qui avaient été reconnus coupables, inculpés ou accusés d’abus sexuels et de conduite inappropriée.
Des changements à l’échelle du système sont nécessaires pour améliorer les normes et la sécurité dans le secteur de la petite enfance. Mais les parents se demandent peut-être aussi ce qu’ils peuvent faire à la maison pour enseigner à leurs enfants la sécurité corporelle.
On prend de plus en plus conscience de la manière de parler aux enfants de la sécurité corporelle. Cela implique d’enseigner aux enfants que les adultes ne devraient pas leur demander de garder des secrets et de le dire à un adulte de confiance si quelque chose ne va pas.
Mais qu’en est-il des bébés et des jeunes enfants qui n’ont pas encore appris à parler ?
Selon le psychologue suisse Jean Piaget, les enfants de moins de deux ans peuvent comprendre le langage et même communiquer avant de développer la parole. Il n’est jamais trop tôt pour leur enseigner l’autonomie corporelle, normaliser la sécurité et donner l’exemple de la fiabilité dans les relations.
Comment les parents et les tuteurs peuvent-ils y parvenir ?
1. Utilisez les mots corrects
Lorsque vous parlez à un enfant de son corps, vous souhaiterez peut-être utiliser « baby talk ».
Mais il est important d’utiliser les mots anatomiques corrects pour leurs organes génitaux, de la même manière que nous leur apprenons d’autres parties du corps.
Cela réduit la honte et normalise les limites du corps. Cela garantit également que les enfants grandissent en étant capables de décrire clairement toute expérience en cas de problème.
2. Racontez ce que vous faites
Nous enseignons aux enfants plus âgés qu’il ne faut pas toucher leur pénis, leur vagin ou leurs fesses.
Mais évidemment, pour les jeunes enfants, les parents et les soignants doivent toucher leurs parties génitales lors du changement de couche.
Lorsque vous changez une couche, vous pouvez parler aux petits enfants dans un langage direct et raconter ce que vous faites en étapes simples et faciles. C’est ainsi qu’ils comprennent à quoi ressemble un changement de couche « normal ».
Par exemple,
Je vais te chercher maintenant. Nous devons changer ta couche. Nous changeons votre couche lorsqu’elle est sale. Tout d’abord, je vais sortir une nouvelle couche du tiroir. Maintenant, je vais enlever ton pantalon. N’oubliez pas que nous ne touchons vos fesses que lorsque nous devons les nettoyer.
3. Aimeriez-vous aller à Tickletown ?
Vous pouvez normaliser le consentement au toucher dès le début.
Par exemple, enseignez le consentement en cas de chatouillement. Entraînez-vous à utiliser un langage qui les invite à répondre : « Voudriez-vous aller à Tickletown ? Voudriez-vous que je vous chatouille ? »
Ensuite, enseignez et démontrez « oui/non » ou « heureux/triste » avec un sourire/un froncement de sourcils, ou un pouce levé/un pouce baissé.
À mesure qu’ils vieillissent, cela peut se transformer en un mot de sécurité ou en un modèle de contact sûr et de contact dangereux.
4. Respectez le langage corporel « repoussant »
Même les très jeunes enfants peuvent envoyer des messages clairs lorsqu’ils ne veulent pas être touchés ou tenus.
Dans la mesure du possible, respectez leur langage corporel de type « repousser », comme repousser, se détourner, se tortiller pour descendre ou cambrer le dos. Cela leur apprend qu’ils ont l’autonomie de leur corps.
Vous pouvez dire des choses comme : « Voulez-vous être rabaissé ? Votre corps vous appartient ».
5. Ne forcez pas l’affection
La famille et les amis peuvent être impatients de serrer ou d’embrasser votre enfant, surtout s’ils ne le voient pas souvent.
Résistez à la tentation de forcer votre enfant à serrer ou à embrasser des adultes (« allez, embrasse grand-père »), même s’il s’agit d’une occasion ou d’une visite spéciale. Cela enseigne aux enfants les limites de leur corps et leur fait savoir qu’ils peuvent prendre des décisions concernant leur propre corps.
6. Que faire si un enfant ne veut pas qu’on change ses couches ?
Le message « mon corps, mes règles » peut être compliqué lorsqu’un enfant ne veut pas de bain ou lorsqu’il n’a pas envie de changer sa couche.
Si vous rencontrez de la résistance pendant ces périodes, expliquez et racontez calmement ce que vous faites et pourquoi. Cela les aidera à établir une base leur permettant de comprendre les attouchements sains et nécessaires et de reconnaître si quelqu’un les touche de manière inappropriée.
Par exemple,
nous devons prendre un bain pour laver toute la saleté du parc. Mettons du savon sur vos pieds là où ils sont allés dans le bac à sable.
7. Reconnaître les signes non verbaux de détresse
Les enfants préverbaux communiquent par des gestes et des comportements. Les parents peuvent apprendre à reconnaître les signaux non verbaux qui pourraient indiquer des signes de détresse générale.
Chez les enfants préverbaux, ces signes peuvent inclure une augmentation des crises de colère ou des crises de colère, un retrait, des douleurs ou rougeurs génitales inexpliquées, des changements d’appétit, une régression de la propreté ou du sommeil, une peur ou une aversion soudaine des personnes ou des lieux, et même des changements soudains d’humeur ou de personnalité.
L’apprentissage de ces signes peut améliorer les interactions parent-enfant et faciliter la reconnaissance des premiers signes de maltraitance.
