Quatre façons d’aider votre adolescent (et vous-même) à passer plus de temps loin des appareils
Les téléphones et les appareils sont devenus inextricablement liés à la vie quotidienne. Ils stockent nos cartes de crédit, fournissent des mises à jour critiques sur les bus et nous permettent de communiquer quand nous en avons besoin.
Mais lorsque l’utilisation de nos appareils commence à affecter notre humeur, à remplacer les expériences de la vie réelle ou à interférer avec les relations en face à face, c’est le signe que nos habitudes ont franchi la frontière entre saines et malsaines.
Comment les adolescents sont-ils plus touchés ?
Les adolescents sont particulièrement vulnérables à une utilisation excessive des appareils, car la partie du cerveau chargée de planifier, d’imaginer les conséquences et de travailler pour obtenir des récompenses différées n’est pas encore complètement mature. Ils sont également très sensibles aux récompenses et à l’évaluation sociale (en d’autres termes, à ce que vos pairs pensent de vous).
La recherche montre que les adolescents sont plus sujets aux sautes d’humeur, continuent de développer leur capacité à gérer l’incertitude et apprennent à réguler leurs émotions.
Tout cela les rend plus sensibles aux déclencheurs en ligne qui peuvent piéger un adolescent vulnérable dans un cycle d’émotions conflictuelles et en constante évolution, en particulier lorsque les informations arrivent constamment.
Pour les adolescents (et les adultes), cela peut devenir un monde à part entière où les responsabilités quotidiennes sont évitées et où les défis ne sont confrontés qu’à une dépendance au téléphone.
Alors, comment savoir quand cela devient un problème ?
À quoi faut-il faire attention
Il existe des signes évidents que l’utilisation excessive des appareils devient un problème pour les adolescents (ou pour vous-même).
1. Ils utilisent leur téléphone pour occuper leur temps libre.
Si chaque moment de calme est rempli de défilement, de vérification de notifications ou d’ouverture d’applications, cela montre que l’appareil d’un adolescent est le principal moyen par lequel il réagit au temps libre, au stress ou à l’inconfort.
2. Ils semblent distraits lorsque vous leur parlez.
Si votre adolescent prend automatiquement son téléphone au milieu d’une conversation, cela pourrait être le signe qu’il dévalorise les échanges en face à face et qu’il a perdu la discipline d’attendre.
3. Ils reportent des tâches importantes.
Lorsque les adolescents évitent systématiquement les responsabilités quotidiennes telles que le travail, les devoirs, l’école, les tâches ménagères ou les tâches qui impliquent de côtoyer de nouvelles personnes.
4. Ils semblent tout le temps fatigués.
Les adolescents peuvent bloquer les pensées négatives en parcourant leur lit, en socialisant en ligne tard dans la nuit ou même en se couchant après la journée d’école.
Comment en arrive-t-on à ce stade ?
Les appareils sur lesquels nous comptons ont le potentiel de développer ce que j’appelle « l’attraction addictive » en raison des fonctionnalités et des services disponibles sur eux. Le « pull » commence lorsque des notifications, telles que des likes, des messages, des gains de coffres à butin et des e-mails, arrivent sur les appareils de manière imprévisible. Certains sont positifs tandis que d’autres sont neutres. Et certains soulagent également les soucis. Cela crée une puissante boucle alimentée par la dopamine.
Au fil du temps, l’appareil lui-même devient un stimulus conditionné. Cela signifie que même quelque chose d’aussi simple que voir la coque de votre téléphone ou voir l’écran de votre appareil s’allumer suffit à déclencher une envie de le vérifier. C’est presque comme si nous étions attirés magnétiquement vers l’appareil dans l’espoir d’une récompense (comme plus de messages ou de likes) ou pour apaiser une inquiétude préoccupante.
Cela peut également créer une boucle d’anxiété qui signifie que même sans notification, une personne vérifie son appareil, le revérifie et éprouve de brefs moments de soulagement via un message ou une application. Lorsque la boucle se répète, elle finit par s’inquiéter et crée une dépendance émotionnelle à l’égard des autres ou des applications.
Il peut être difficile de résister à cette « attraction addictive ». Au fil du temps, ces habitudes inaperçues peuvent devenir associées à l’espace où les appareils sont souvent utilisés (comme la chambre, l’appartement, le bus). La « tentation » de se réengager avec un appareil est le résultat de processus de conditionnement et de renforcement prévisibles plutôt que d’un manque de volonté. La chambre à coucher – lieu de repos, d’intimité et d’étude – peut être particulièrement problématique pour les adolescents et les adultes.
Montrer l’exemple
Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que les enfants ou les adolescents rompent avec leur « dépendance » si les adultes qui les entourent ne le font pas non plus.
En tant que parent, voici quelques façons dont vous pouvez donner l’exemple pour être plus intentionnel lorsque vous utilisez des appareils.
1. Reconnaissez la tension subtile qui s’installe lorsque vous avez une inquiétude et que vous souhaitez utiliser votre appareil immédiatement.
2. Lorsque vous entrez chez vous, placez votre téléphone ou votre montre intelligente à l’écart et dans un sac.
3. N’ayez pas votre téléphone ou votre tablette à portée de main lorsque c’est un moment désigné en famille.
4. Travaillez avec chaque membre de la famille pour placer les applications utilisées sans restriction sur un appareil par personne. Par exemple, un parent ou un adolescent plus âgé peut avoir TikTok sur une tablette et non sur son téléphone (afin qu’il puisse utiliser son téléphone sans distraction). Ils devraient alors essayer d’utiliser cette tablette dans une seule pièce de la maison, en dehors de la chambre.
N’oubliez pas qu’une image honnête des habitudes de chacun en matière de temps d’écran figure dans les enregistrements de temps d’écran de l’appareil. Nous pouvons avoir une légère frayeur en le regardant, mais plutôt que de nous résigner à ce nouveau mode de vie – et d’ignorer son impact insidieux sur l’attention, l’humeur et le bien-être – nous pouvons nous engager les uns envers les autres à apporter de petits changements.
