Je déteste quand d'autres adultes « parent » mes enfants. Que puis-je faire ?

Je déteste quand d’autres adultes « parent » mes enfants. Que puis-je faire ?

Les longs week-ends rassemblent souvent famille et amis dans un mélange de générations.

Quelque part entre la chasse aux œufs et les petits pains chauds ce week-end, il pourrait y avoir un moment où un autre adulte intervient pour « parenter » votre enfant d’une manière qui ne vous convient pas. Peut-être qu’ils sont trop pointus ou trop autoritaires. Ou alors, ce n’est tout simplement pas la façon dont on fait les choses.

Ces situations concernent souvent moins le « mauvais comportement » des personnes impliquées que les émotions fortes. Cela vaut pour les enfants et les adultes.

Que pouvez-vous faire à ce sujet ?

Que se passe-t-il?

Cela peut être inconfortable lorsqu’un ami ou un parent utilise un ton dur, donne des ordres ou discipline votre enfant d’une manière qui semble trop forte.

Souvent, cela fait appel à quelque chose de plus profond. Beaucoup d’entre nous ont été élevés dans un style parental plus punitif ou directif, et nous pouvons nous sentir déclenchés en voyant ces approches se répéter avec nos propres enfants.

Dans le même temps, les rassemblements peuvent entraîner une surcharge sensorielle. Le bruit, l’excitation, le sucre et les routines perturbées peuvent pousser chacun au plus près de ses limites. Cela est particulièrement vrai pour les enfants, qui sont encore en train de développer leur régulation émotionnelle.

Que pouvez-vous faire ?

Si un autre adulte intervient auprès de votre enfant d’une manière que vous n’aimez pas, vous pouvez entrer doucement dans l’interaction plutôt que de confronter directement l’autre adulte sur le moment.

Il peut être utile de se rapprocher physiquement, d’établir un contact visuel et de toucher doucement votre enfant avec un sourire chaleureux. Cela vous permet de prendre les devants sans exacerber les tensions. Vous pourriez dire à votre enfant :

Hé, ça devient bruyant – sortons une minute.

Plus tard, si nécessaire, vous pourrez discuter tranquillement avec le proche. Essayez de rester collaboratif plutôt que critique. Par exemple,

Nous essayons d’aider Lily à se calmer plutôt que de simplement lui dire d’arrêter de crier. Donc j’en parle habituellement avec elle.

Le présenter comme votre approche (plutôt que comme leur erreur) réduit la défensive.

Quand tu es avec l’enfant de quelqu’un d’autre

Parfois, vous pourriez avoir besoin de répondre à un enfant qui n’est pas le vôtre. Peut-être qu’ils attrapent des jouets, crient ou sont sur le point de renverser la table des desserts. La clé ici est de se concentrer sur la fourniture d’orientations en donnant une direction claire.

Au lieu de passer directement aux commandes ou aux corrections, visez des réponses calmes et descriptives sans jugement. Par exemple:

Oups ! C’était proche. Eloignons-nous de la table.

On dirait que vous êtes vraiment excité, réduisons le bruit à l’intérieur.

Je ne peux pas te laisser lancer ça, ça pourrait blesser quelqu’un. Trouvons autre chose à faire.

Cela correspond à l’approche du « coaching émotionnel » en matière de parentalité. Cela reconnaît les sentiments d’un enfant tout en fixant une limite claire. Si le parent de l’enfant se trouve à proximité, il est généralement préférable de le suivre plutôt que de prendre le relais.

Hé, je te fais juste savoir que Poppy grimpe sur la table.

Cela maintient les limites claires et respecte le rôle du parent. Lorsque vous devez intervenir (pour des raisons de sécurité ou de respect), gardez un ton calme et un langage simple.

Évitez de faire honte à l’enfant ou d’élever la voix, car cela pourrait aggraver la situation et nuire au sentiment de sécurité de l’enfant, surtout lorsqu’il est déjà surstimulé.

Ce qu’il faut garder à l’esprit

Les réunions entre amis et en famille sont amusantes mais rarement parfaites. Les enfants peuvent vivre de grandes émotions. Ils peuvent se sentir exclus, déçus, dépassés ou surexcités. Les adultes sont déclenchés et les styles parentaux diffèrent. Pendant ces périodes, essayez de conserver quelques idées fondamentales.

  • Le comportement est une communication sur les émotions, les besoins et les capacités de régulation sous-jacentes des enfants. C’est particulièrement vrai lors d’événements à forte stimulation. Lorsque les enfants deviennent fous ou s’effondrent, c’est le signe qu’ils peuvent être surstimulés, dépassés émotionnellement ou affamés. Ils ont donc besoin d’une pause, d’une activité différente, de co-régulation (où le parent utilise la chaleur et l’empathie pour créer le calme) ou de nourriture.

  • Nos propres réactions sont façonnées par nos expériences passées et nos capacités actuelles. En être conscient peut nous aider à réagir de manière plus mesurée et à intervenir pour soutenir notre enfant.

  • Des conseils calmes et respectueux sont plus efficaces qu’une correction sévère, qu’il s’agisse de votre enfant ou de celui de quelqu’un d’autre.

Si les choses ne se passent pas bien, demandez ensuite à votre enfant ce qu’il ressent. Ou arrangez les choses avec le parent. En fin de compte, l’objectif n’est pas d’être un parent parfait pendant le long week-end : il s’agit plutôt de rester connecté, même dans les moments difficiles.